Le Figaro Scope – Un dernier verre avec Christian Le Squer

Le 18 avril 2017

Christian Le Squer est un chef heureux. Après avoir hissé Ledoyen au rang des trois étoiles, il a fait de même au V, le restaurant du George V, où il officie depuis deux ans et demi. Rencontre avec un homme à l’énergie sereine.

Le Figaro Scope – Un dernier verre avec Christian Le Squer

LE FIGAROSCOPE. – Qu’est-ce que je vous offre?

Un verre de condrieu. Voilà un vin que j’aime: agréable, fleuri, beaucoup de finesse et de légèreté ; et puis il ne fait pas mal à la tête!

Quelle musique pour vous accompagner?

J’écoute beaucoup la radio en conduisant mon vélo. Mais s’il fallait une musique, j’en choisirais une entraînante; peut-être un vieux jazz de La Nouvelle-Orléans, avec beaucoup de trompettes, comme j’ai pu en écouter lorsque je suis allé explorer les bas-fonds de Chicago.

Qu’est-ce qui vous retient (encore) la nuit?

Une (bonne) compagnie: des clients qui m’invitent à parler avec eux, après le repas. On boit un verre d’armagnac, on refait le monde, on partage des émotions gastronomiques, des souvenirs… Et ça peut durer très tard!

Vélib’, taxi ou VTC?

Vélib’! Je ne me déplace qu’à vélo et j’adore traverser Paris, la nuit.

La rue que vous aimez traverser quand tous les chats sont gris?

Les alentours du Trocadéro, lorsque vous arrivez avenue Henri-Martin. Ces appartements haussmanniens légèrement éclairés. L’odeur des arbres, des feuilles, des fleurs… On se croirait à la campagne.